COURS 7 : La Haute-Renaissance en Italie (1)

Carte de l'Europe au début du 16e siècle

CONTEXTE HISTORIQUE : Florence et les débuts d'un mouvement anti-humaniste. Le contexte troublé des débuts de la Haute-Renaissance en Italie :

Fra Bartolomeo. Jérôme Savonarole. c. 1497. Huile/bois. 53 x 37 cm. Florence.

Luca Signorelli. Damnés jetés en enfer. 1499-1504. Fresque. Cathédrale d'Orvietto.

HAUTE-RENAISSANCE : les premiers signes chez Léonard de Vinci.

Atelier d'Andrea del Verrochio. Le Baptême du Christ. 1472-75. tempera/huile/bois. 177 x 151 cm. Florence.

Léonard et Verrochio ?. Deux anges (détail du Baptême du Christ). 1472-75. Tempera/huile/bois. Florence.

Léonard de Vinci. Un ange (détail du Baptême du Christ). 1472-75. Tempera/huile/bois. Florence.

FONDEMENTS DE LA PEINTURE chez Léonard:

Une approche aristotélicienne : la valorisation de l'expérience directe dans le dessin d'après nature

Léonard de Vinci. Paysage de Santa Maria delle Neve, 5 août 1473. 1473. Plume et encre. Florence.

La variété des formes naturelles :

Léonard de Vinci. Lys. 1480-85. Plume, encre, craie noire sur papier. 31,4 x 17,7 cm. Windsor, Collection royale.

L'étude de la lumière :

Léonard de Vinci. Étude de drapé pour une figure assise. 1470-1484.

Extrait du Traité de la peinture :

«Quand tu étudies la lumière tombant sur un objet, observe quelles lumières sont les plus fortes et combien il y en a ; de même pour les ombres, lesquelles sont plus sombres que d'autres et comment elles se mélangent. Compare l'une avec l'autre, leur qualité, leur quantité, et dans quelles partie de l'objet elles apparaissent.»

L'observation et l'étude du mouvement.

Léonard de Vinci. Enfant jouant avec un chat. 1478. Plume et encre.

Léonard de Vinci. La Vierge et l'Enfant avec sainte-Anne. c. 1510. Huile/bois. 168 x 130. Paris, Louvre.

Les études d'anatomie.

Léonard de Vinci. Étude de musculature. 1504-06. Plume sur papier coloré.

L'Étude des proportions.

Léonard de Vinci. L'homme vitruvien. 1492. Plume, encre, pointe d'argent sur papier. 34,3 x 24,5 cm. Venise.

Léonard de Vinci. Étude des proportions du cheval.

La beauté idéale chez Léonard : grâce, subtilité de l'expression, sensibilité.

Léonard de Vinci. La Vierge aux rochers (détail). 1495-1508. Huile/bois. 189,5 x 120 cm. Londres.

Léonard de Vinci. La Vierge aux rochers. 1495-1508. Huile/bois. 189,5 x 120 cm. Londres.

LA CÈNE : équilibre, simplicité, clarté, expression.

Léonard de Vinci. La Cène. Réfectoire du monastère de Santa Maria delle Grazie, Milan.

Léonard de Vinci . La Cène. 1498. Techniques mixtes. Milan.

Comparaison.

Domenico Ghirlandajo. La Cène. 1480. Fresque. 400 x 880 cm. Florence.

Domenico Ghirlandajo. La Cène, (détail). 1480. Fresque. 400 x 880 cm. Florence.

Léonard de Vinci. Étude pour La Cène. 1494-95. Craie rouge sur papier. 26 x 39.2 cm. Venise.

Léonard de Vinci. Étude pour l'apôtre Philippe (1495). La Cène. Craie noire sur papier, 19 x 14.9 cm. Windsor, Collection royale.

TECHNIQUE PICTURALE : sfumato, chiaroscuro (clair-obscur), perspective atmosphérique.

Léonard de Vinci . La Joconde (Mona Lisa). 1503-1505. Huile/bois. Paris, Louvre.

Léonard de Vinci. La Joconde. 1503-05. Détail de la tête.

Léonard de Vinci. La Joconde. 1503-05. Détail de la tête.

Comparaison entre le portrait chez Léonard et le portrait florentin.

Léonard de Vinci . La Joconde (Mona Lisa). 1503-1505.

Filippino Lippi. Portrait de jeune hommet. 1485. Huile/bois.

3. MICHEL-ANGE. La chapelle Sixtine : programme iconographique; le rapport sacré/profane ; forme et expression.

La voûte présente dans une séquence narrative de 9 tableaux l'histoire de la Création telle que rapportée par la Bible dans la Genèse. En bas, se trouve le premier tableau de Dieu séparant la Lumière de la noirceur (qui surplombe l'autel dans le choeur) ; en haut se trouve l'Ivresse de Noé, près de l'entrée de la Chapelle.

Le programme complet comprend ces scènes :

9. Dieu séparant la Lumière de la noirceur
8. Création des plantes, du soleil et de la lune
7. La séparation du ciel et de l'eau
6. La Création d'Adam
5. La Création d'Ève
4. La Temptation et la chute d'adam et Ève
3. Le Sacrifice de Noé
2. Le Déluge
1. L'Ivresse de Noé.

• Chaque scène est séparée de sa voisine par un compartimentage en trompe l'oeil supporté par des putti peints en trompe l'oeil, qui imitent, par leur couleur grise, des motifs architecturaux en pierre et des sculptures.
• Des nus placés aux quatre coins encadrent la scène centrale illustrant l'épisode de la genèse.
• Là où la voûte s'incurve pour rejoindre le mur sont représentés en alternance, cinq Prophètes et cinq Sybilles dans diverses positions assises, toutes différentes les unes des autres.

• En introduisant des figures de nus et la représentation de Sybilles conjointement aux représentations de la Genèse et des Prophètes, Michel-Ange crée un rapport entre le sacré et le profane qui caractérise la pensée humaniste du 16e siècle.
• Le programme iconographique de la Sixtine associe d'une manière inédite jusqu'alors les enseignements de la Bible à ceux du Néoplatonisme.
— Des images fondamentales de la foi chrétienne — la création du monde, les prophètes — sont entremêlées à une série de références esthétiques antiques — les nus, ou ignudi — et de références religieuses renvoyant au monde pré-chrétien — les Sybilles.

Michel-Ange. La Chapelle Sixtine : voûte, lunettes et pendentifs. 1508-1511. Fresque. Rome.

Michel-Ange. tableaux de la genèse : La séparation de la lumière et des ténèbres. 1511. Fresque. Chapelle Sixtine, Rome.

Michel-Ange. La Création d'Adam. 1510. Fresque, 280 x 570 cm., Chapelle Sixtine, Rome

La Sybille de Lybie (Libica). 1511. Fresque. Chapelle Sixtine.

Michel-Ange. Le prophète Jérémie. 1511. Fresque. Chapelle Sixtine, Rome.

Michel-Ange. Nu (Ignudo) accompagnant le prophète Jérémie. 1511. Fresque. Chapelle Sixtine, Rome.

COURS 6 : «Humanisme et néoplatonisme en Italie au 15e siècle».

1. LES DEUX SORTES D’IMITATION : l'imitation de la nature

Piero della Francesca. «L’adoration de la vraie Croix». 1452. Fresque. 336 x 747 cm. Arezzo

Piero della Francesca. «L’adoration de la vraie Croix». Détail : «les suivantes de la reine de Sabat». 1452. Fresque. 336 x 747 cm. Arezzo

L’imitation de l’antique

École de Praxytèle. Hermès et Dionysos enfant. Marbre. 300-250 av. J.C.

Donatello. Figure allégorique (Mercure, Atys, Pantheus). av. 1440. Bronze.

Donatello. Figure allégorique (Mercure, Atys, Pantheus). av. 1440. Bronze.

2. LES THÈMES RELATIFS À L'ANTIQUITÉ : Le Culte de l'Antiquité :

L'Antiquité et ses grands hommes : un modèle d'héroïsme adopté par la Renaissance

Statue équestre de Marc-Aurèle, Rome, IIe siècle.

Donatello. «Gattelamata». 1447-50. Bronze, Padoue.

Andrea del Verrochio. «Bartolomeo Colleoni». c. 1480. Bronze. Venise

Léonard de Vinci. Projet pour le monument équestre de Trivulzio. Dessin. c. 1511.

La mythologie. Le thème du «Triomphe».

Francesco del Cossa. Allégorie du mois d’avril : le Triomphe de Vénus. 1476-1484. Fresque. Ferrare.

Le monde des dieux grecs.

Andrea Mantegna. «Parnasse». 1497. Tempera/toile.

3. LA PHILOSOPHIE ANTIQUE : Le néoplatonisme à Florence

Giorgio Vasari. Laurent de Médicis en compagnie de lettrés. 1559.

Cosimo Rosselli. Les maîtres néo-platoniciens. c. 1486.

Sandro Botticelli. Le Printemps. 1482. Tempera/bois. 213 x 314 cm.

Sandro Botticelli. Le Printemps. Détail : «Vénus». 1482. Tempera/bois. 213 x 314 cm.

Sandro Botticelli. Le Printemps. Détail : «Zéphyr et Chloris». 1482. Tempera/bois. 213 x 314 cm.

Sandro Botticelli. Le Printemps. Détail : «Flora». 1482. Tempera/bois. 213 x 314 cm.